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Epigrammes philosophiques, Mes épigrammes
Quelqu’un dit ne pas savoir ce qu’est la beauté.
Qu’il épouse une vielle chauve, édentée.
Barbara Botton
Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable ;
Il doit régner partout, et même dans la fable :
De toute fiction l’adroite fausseté
Ne tend qu’à faire aux yeux briller la vérité.
Sais-tu pourquoi mes vers sont lus dans les provinces,
Sont recherchés du peuple, et reçus chez les princes ?
Ce n’est pas que leurs sons, agréables, nombreux,
Soient toujours à l’oreille également heureux ;
Qu’en plus d’un lieu le sens n’y gêne la mesure,
Et qu’un mot quelquefois n’y brave la césure :
Mais c’est qu’en eux le vrai, du mensonge vainqueur,
Partout se montre aux yeux et va saisir le cœur ;
Que le bien et le mal y sont prisés au juste ;
Que jamais un faquin n’y tint un rang auguste ;
Et que mon cœur, toujours conduisant mon esprit,
Ne dit rien aux lecteurs qu’à soi-même il n’ait dit.
Ma pensée au grand jour partout s’offre et s’expose,
Et mon vers, bien ou mal, dit toujours quelque chose.
(Epître 9)
Nicolas Boileau
Ton livre « Bagatelles » contient beaucoup de mots.
Mais dans ce livre, c’est le titre qui est le plus beau.
Joachim Du Bellay
Ma maîtresse est heureuse ; Elle sait plaire.
Devant sa beauté la terre s’éclaire.
Memphis est une coupe pleine de fruits,
Posée devant Celui dont le visage est beau.
Source : « Chants d’amour de l’Égypte ancienne », Éditions de la Table Ronde, 1996
