D’un vanneur de blé, aux vents
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses-ci,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce lieu,
Pendant que je vanne
Mon blé d’or diaphane
À la chaleur des cieux.
Joachim Du Belley
Texte original :
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce séjour,
Cependant que j’ahane
A mon blé, que je vanne
À la chaleur du jour.






















