par admin
Marine claire
Le bleu marin, doré de ciel, déroule ses soies lentes
Comme pour un manteau de Vierge byzantine.
Puis ce sont de gracieux rubans, irisés d’eau câline,
Que nulle âpre respiration du vent ne tourmente.
Les crètes saphirines des vagues sont fondues
De tendresse, au sein de la brillante étendue
Soulevée à peine en paresseux mouvements
D’ailes frissonnantes – comme d’un ramier dormant.
C’est le Pardon joyeux et l’oubli des orages,
Le baiser unissant les éléments candides
Si intimement que – vertigineux mirage –
La mer semble un ciel doux, onduleux et liquide,
Où – telles des nuées – les navires oscillent
– Et le vrai ciel paraît une mer immobile.
tableaux de Claude Monet
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KRYSINSKA Marie























