par admin
Il passa
Il passa ! J’aurais dû sans doute
Ne point paraître en son chemin ;
Mais ma maison est sur sa route,
Et j’avais des fleurs dans la main.
Il parla : j’aurais dû peut-être
Ne point m’enivrer de sa voix ;
Mais l’aube emplissait ma fenêtre,
Il faisait avril dans les bois.
Il m’aima : j’aurais dû sans doute
N’avoir pas l’amour aussi prompt ;
Mais, hélas ! quand le cœur écoute,
C’est toujours le cœur qui répond.
Il partit : je devrais peut-être
Ne plus attendre et le vouloir ;
Mais demain l’avril va paraître,
Et, sans lui, le ciel sera noir.
(« L’Ame sereine« )
Source : « Anthologie des Poètes français contemporains (1866–1926) », G. Walch, éditée par Librairie Delagrave, 15 rue Soufflot, 75005 Paris, 1935
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VACARESCO Hélène






















