Un pays dont l’industrie est par terre
ne doit s’impliquer dans aucune guerre.
Barbara Botton
Sur un pin maritime, je médite ;
Il danse au rythme du vent
et les martinets le font chantant
lui racontant une histoire inédite.
Barbara Botton
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses-ci,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce lieu,
Pendant que je vanne
Mon blé d’or diaphane
À la chaleur des cieux.
(adapté, par l’auteur du site, au français du XXIe siècle)
Joachim Du Belley
Texte original :
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce séjour,
Cependant que j’ahane
A mon blé, que je vanne
À la chaleur du jour.
Près de l’étang où la libellule voltige,
Où, dans les soirs d’été, vient se baigner l’oiseau,
On aperçoit l’Iris qui tremble sur sa tige
Et semble un papillon posé sur l’eau.
Du bleu foncé des mers elle a reçu l’empreinte,
Prise à l’heure où la nuit noircit l’azur des cieux,
Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte,
La plus chère à l’esprit et la plus douce aux yeux.
..
Des Zéphyrs printaniers docile messagère,
Comme une voile au vent toujours prête à flotter,
La forme de l’Iris, vaporeuse et légère,
Est l’image de l’âme en train de nous quitter.
Aux rayons de soleil qui brille sur la plage,
Sa transparence émet une lueur dans l’air,
Semblable au feu follet qui court avant l’orage
Et disparait soudain, absorbé dans l’éther.
Charles Rouvin
Du recueil « La Poésie des fleurs »
Les gouvernants nous exhortent à travailler plus,
c’est pour pouvoir mieux nous dépouiller en sus.
Barbara Botton