La mer s’émousse sur les crêtes et les flancs,
je fais mon éloge du vin demi-sec blanc.
Des grappes de raisin brillant sur les treilles,
je goûte les éclats jaunes du soleil.
Barbara Botton
Tu ne viens pas de la côte dorée
Qui de Dijon court jusqu’au Beaujolais ;
Tu n’es pas né dans la plaine altérée
Où le Médoc unira pour les Anglais.
Un nom pompeux ne te fait pas connaître
Tu n’as pas eu de médaille au concours.
Tu resteras aux bords qui t’ont vu naître
Vin ordinaire, ami de tous les jours.
Gustave Nadaud
Si l’on me verse du bon vin,
Volontiers je fais longue pose ;
Comme les fleurs de mon jardin
Je prends racine où l’on m’arrose.
Adam Billaut
Source : « Poètes du vin, Poètes divins », Kilien Stengel, éditions « Ecriture » 2012
Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d’or vautrés dans quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu’aux roches,
Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches.
Leconte de Lisle
Tableau de Nicolas Poussin
« Le Veau d’or »