Il est à double tranchant ce projet :
Les hommes seront connectés aux objets ;
Du bureau, on pourra communiquer avec son frigo ;
Les opérateurs et gouvernants nous contrôleront à gogo.
Barbara Botton
Aujourd’hui, dans tes bras j’ai demeuré pâmée,
Aujourd’hui, cher Thibaud*, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.
Ta flamme et ton respect m’ont enfin désarmée ;
Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d’honneur
Puisque j’aime Thibaud et que j’en suis aimée.
Ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie !
Une douce langueur m’ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c’est dans cette mort que je trouve la vie.
*Dans l’original « Tirsis » ; Tirsis est un nom typique de bergers de pastorales ; prénom aujourd’hui inusité, peu compréhensible ou évocateur pour les non-initiés de la littérature
L’emploi du mot « populisme » m’agace :
Il assimile le peuple à la populace.
Barbara Botton
Tu nous dit : « Dieu n’est pas ! » en regardant le ciel ;
Et la preuve, Crispin, que ta raison nous donne,
C’est que tu vis heureux, en niant l’Éternel :
Cela ne prouve rien, sinon que Dieu pardonne.
Martial
Source : « Nouveau cours de littérature romaine » par Edouard Mennechet, Garnier Frères, Libraires-Éditeurs, Paris 1867