L’homme est un être perfectible et aimant,
C’est pourquoi je ne ris pas de ses sentiments.
Barbara Botton
écrit et publié pour la première fois le 12/01/2015
Ah ! si mon cœur avait des ailes
Il saurait, cet oiseau de feu,
Se poser près de ton oreille
Pour chanter comme un amoureux.
Ah ! mon cœur, cet oiseau de fièvres,
S’il avait des ailes, irait …
Irait se poser sur tes lèvres.
.. Sur tes lèvres, il se tairait.
Mon cœur n’a point d’ailes ; la glace
D’un rigoureux ennui le prend.
Donne-lui tes mains ; c’est sa place,
Qu’il y pleure comme un enfant !
Jean-Louis Vaudoyer
Source : « Beautés de la Provence » Jean-Louis Vaudoyer, éditeur Bernard Grasset, 1943
Il est à double tranchant ce projet :
Les hommes seront connectés aux objets ;
Du bureau, on pourra communiquer avec son frigo ;
Les opérateurs et gouvernants nous contrôleront à gogo.
Barbara Botton
Aujourd’hui, dans tes bras j’ai demeuré pâmée,
Aujourd’hui, cher Thibaud*, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.
Ta flamme et ton respect m’ont enfin désarmée ;
Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d’honneur
Puisque j’aime Thibaud et que j’en suis aimée.
Ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie !
Une douce langueur m’ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c’est dans cette mort que je trouve la vie.
*Dans l’original « Tirsis » ; Tirsis est un nom typique de bergers de pastorales ; prénom aujourd’hui inusité, peu compréhensible ou évocateur pour les non-initiés de la littérature