On a dit que Dieu est l’invention de l’homme.
C’est peut-être parce que ce même homme
n’a pas inventé la fleur, l’animal, la pomme ?
Barbara Botton
Un jour, je m’étonnai : Vive alouette,
Que de chants mélodieux peuvent jaillir
De ton étroit gosier !
Et ton humble calice, ô violette,
Que de doux parfums il peut contenir !
Puis, je dis au pommier :
A ton branchage brun et si menu
Tu portes tant de fleurs et tant de pommes !
– Mais, vous autres les hommes,
M’ont-ils, alors, ensemble répondu –
Vous portez bien, en un cœur si petit
Tout l’amour infini !
Richard Leander
Traduit de l’allemand par Mlle A. PONCHONT
Source : « Poèmes d’Outre-Rhin », traduits par A. PONCHONT, Henri Didier – Éditeur, mars 1939
Lorsque chacun des dieux prit un arbre en partage,
Alcide, nous dit-on, choisit le peuplier ;
Le lierre, pour Bacchus, déploya son feuillage,
Apollon sourit au laurier.
De la céleste cour le monarque suprême
Au chêne décerna l’empire des forêts.
Minerve à l’olivier dit : » Tu seras l’emblème
De l’abondance et de la paix« .
J’ai une telle conscience de ton
être, rose parfaite,
que mon consentement te confond
avec mon cœur en fête.
Je te respire comme si tu étais,
rose, toute la vie,
et je me sens l’ami parfait
d’une telle amie.