Sur la Ville, dont les désirs flamboient,
Règnent, sans qu’on les voie,
Mais évidentes, les idées.
Emile Verhaeren
Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop,
Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s’agite et le nom sonne !
Edmond Rostand
Je dis : tu n’auras qu’un poème
Et voilà que j’en glisse deux
L’un pour te répéter : « Je t’aime »,
L’autre : « Je suis ton amoureux ».
Jean Cocteau
Ah ! Jeannot je chante, je chante
Pour t’avoir le même demain
Car la vie a l’air trop méchante
Sans la caresse de ta main.
Jean Cocteau
Cent ans j’avais dormi. Vint le prince charmant
Il était gai, naïf, infaillible, énergique,
Mais il m’a réveillé de ce sommeil magique
Je ne peux pas dire comment.
Jean Cocteau
Source : « Jean Cocteau » de Claude Arnaud, Éditions Gallimard, 2003