L’Homme est entouré des créatures divines :
Des fleurs, des animaux et la gent féminine.
Barbara Botton
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses-ci,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce lieu,
Pendant que je vanne
Mon blé d’or diaphane
À la chaleur des cieux.
(adapté, par l’auteur du site, au français du XXIe siècle)
Joachim Du Belley
Texte original :
À vous, troupe légère
Qui d’aile passagère
Par le monde volez,
Et d’un sifflant murmure
L’ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,
J’offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes
Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses
Tout fraîchement écloses
Et ces œillets aussi.
De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce séjour,
Cependant que j’ahane
A mon blé, que je vanne
À la chaleur du jour.
L’avoine sonne au vent de la mer. Par moments,
Comme une moire immense ondulent les froments.
Août, torride, brunit les orges hérissées ;
Et, près des seigles mûrs, un champ dont la pâleur
Étonne, jette à l’air, par effluves pressées,
La forte odeur de miel des sarrasins en fleurs.
…
(extrait)
Ernest d’Hervilly
Source : « Les Baisers » d’Ernest d’Hervilly, Alphonse Lemerre, Éditeur, 1872
Cet arbre en parfum
quand la nuit se déploie
me réveille à toi
Barbara Botton
Je suis la plus belle des roses,
Chantait une rose à ses sœurs.
– « Sache garder tes lèvres closes »,
Conseillait-on avec douceur.
« On ne te cherche point querelle,
Mais sois plus modeste » , font-elles.
Et voilà qu’un matin nouveau,
La belle crie encore plus haut.
Denise, qui par-là se trouve,
Entend l’orgueilleuse clameur.
– « C’est vrai ! » dit-elle et le lui prouve
D’un joli coup de sécateur.
Tableau de Susanne Valadon « Un bouquet de roses«